Martha Bagrationi ou Marie d’Alanie de Géorgie ( née 1050 – morte après 1103) est impératrice consort de l’Empire byzantin. Renommée pour sa grande beauté, elle est l’épouse de l’empereur Michel VII, puis après que celui-ci a été renversé, du nouvel empereur Nicéphore III Botaniatès. Tombée en disgrâce pour avoir, semble-t-il, participé au complot de Nicéphore Diogène contre Alexis Ier, elle quitte Constantinople. Sa vie est consacrée à protéger les droits au trône de son fils, Constantin Doukas. Savoir plus
« Elle avait la taille élancée comme un cyprès, la peau blanche comme la neige, un visage ovale et vraiment le teint d’une fleur printanière ou d’une rose. Quant à l’éclat de son regard, quel mortel le décrira jamais ? Ses sourcils étaient bien définis et d’un rouge-or alors que ses yeux étaient bleus. Les mains de plus d’un peintre ont tenté d’imiter les couleurs de diverses fleurs qu’amènent les saisons, mais la beauté de cette reine, l’éclat de sa grâce, le charme et la douceur de ses manières dépassaient toute description et tout art. Ni Apelles, ni Phédias, ni aucun autre sculpteur ne put produire une aussi merveilleuse statue. On dit que la tête  de la Gorgone pouvait transformer en pierre ceux qui la regardaient ; mais tous ceux qui voyaient la reine marcher ou qui la rencontraient par hasard étaient saisis et demeuraient pétrifiés, comme s’ils avaient perdu l’esprit. On n’avait jamais vu chez les mortels une telle harmonie entre les membres et les traits, une relation aussi parfaite entre les parties aussi bien qu’entre les parties et le tout ; elle était une statue vivante, une joie pour tous les amateurs de beauté. En un mot, elle était l’incarnation de l’Amour descendu des cieux sur notre terre. » 

Ali Bey al-Kabir, gouverneur de la province ottomane d’Égypte. Né en 1728 en Géorgie, fils présumé d’un prêtre orthodoxe, il est vendu comme esclave dans l’Empire ottoman et devient mamelouk (esclave-soldat) dans la province ottomane d’Égypte ; il s’élève dans une des principales maisons mameloukes, la Qazdughliya, au moment où différentes factions militaires se disputent le pouvoir aux dépens de l’autorité ottomane. Il devient chef de la Qazdughliya et se voit reconnaître par le pouvoir ottoman le titre de bey (officier supérieur, rang moins élevé que celui de pacha). En 1760, les maisons mameloukes le reconnaissent comme shaykh al beled (maître du pays, titre honorifique). Il s’entoure de lieutenants fidèles dont le jeune Muhammad Bey Abû Dhahâb qu’il affranchit et nomme bey en 1764. En 1766, la maison d’Ali Bey est la plus importante avec 3 000 mamelouks sur les 10 000 que compte la province. Pour l’entretenir, il pressure les marchands juifs, chrétiens et étrangers. Après un bref exil en Syrie, il revient au Caire et réduit les gouverneurs ottomans à un pouvoir nominal. Entre 1767 et 1770, il concentre la puissance entre ses mains en éliminant les autres beys mamelouks. Un de ses lieutenants et futurs rivaux, Djezzar Ahmed Bey, l’abandonne alors pour se mettre sous la protection de la Sublime Porte qui lui donne un commandement en Syrie. Savoir plus

Le monastère d’Iveron ou Iviron est un des vingt monastères orthodoxes de la République monastique du Mont-Athos.Situé au nord-est de la péninsule, il occupe la 3e place dans le classement hiérarchique. Il est dédié à la Très Sainte Mère de Dieu, fête votive le 15 août (28 août). En 1990, il comptait 61 moines. Le monastère a été fondé à la fin du xe siècle. D’Iveron signifie tout simplement le monastère “des Ibères” . “Ibères” est l’ancien terme pour désigner les Géorgiens de l’est, habitant de l’Ibérie. En effet, le monastère d’Iveron, aujourd’hui monastère de langue grecque, était le monastère des Géorgiens sur la sainte Montagne. Savoir plus
L’icône Panagia Portaitissa – « Portaïtaissa » (en grec Portière) est aussi vénérée sous le titre de Marie Porte-du-Ciel ou encore d’icône Iverski. Selon la Tradition, cette icône fut découverte par les moines du Mont Athos sur le rivage. Elle fut placée au-dessus de la porte du Monastère d’Iviron, d’où son nom grec de « Portaïtissa » (Gardienne de la porte) ou encore « Iverskaya Portaitissa ». Elle fut reproduite en Russie au xviie siècle, sous le nom d’icône Iverski, puis popularisée en Occident à la fin du xxe siècle. La fête liturgique de la Translation de l’Icône Notre-Dame-des-Ibères, Θεοτόκος Πορταϊτισσα των Ιβήρων, est le 13 octobrele 2 janvier – au Mont-Athos se fête le Mémorial de la Panaghia Portaitissa, le mardi de la fête pascale de Diakaimsimos et le 15 août.  Voici comment les moines de l’Athos rapportent sa légende : Au ixe siècle, sous le règne de Théophile Eikonomachos, un empereur iconoclaste, elle appartenait à une veuve pieuse de Nicée, qui la vénérait dans sa chapelle privée. Lorsque les gens de l’empereur vinrent chez elle chercher les icônes, un soldat la transperça de sa lance et elle se mit à saigner. Depuis lors, on représente toujours cette icône avec une petite marque noire sur la joue de la Vierge. La veuve obtint une nuit de répit avant la destruction et confia l’icône à son fils qui la jeta à la mer après une prière fervente : l’icône flotta à la surface des flots, et le fils de la veuve devint moine au Mont Athos, à Iviron, le monastère des Géorgiens et des Ibères. Un soir, un phénomène laissa perplexes les moines de l’Athos : une colonne de feu était debout sur la mer et montait jusqu’au ciel. Au bout de plusieurs jours où ce phénomène se répéta, ils virent l’icône flotter sur la mer et la portèrent dans l’église de leur monastère d’Iviron, où elle vint une nuit se poser miraculeusement au-dessus de la porte. Dans un rêve, la Sainte Vierge dit au Frère Gabriel qui l’avait cherchée en marchant sur la mer, que c’était le lieu qu’elle avait choisi, afin de protéger les moines. Ainsi l’icône prit-elle le nom de « Portaïtissa » — gardienne de la porte — et sa présence dans le monastère et sur la Sainte Montagne est considérée comme gage de la protection du monachisme athonite par la Théotokos. Plus tard, une chapelle fut construite près de l’enceinte du monastère, l’icône y fut placée, et l’entrée de la porte déplacée. Les miracles effectués par Notre-Dame-Porte-du-Ciel sont innombrables, ajoutent les moines ; le 15 août et le de la semaine de Diakainisimi se déroule une procession en son honneur et l’icône est vénérée lors d’une liturgie dans la Chapelle de la rive, à l’endroit précis où le moine Gabriel l’a recueillie « en marchant sur la mer ».

Le monastère de la Croix  est un monastère localisé près du quartier de Nayoth à Jérusalem (Israël). Il est situé dans la vallée de la Croix, sous le musée d’Israël et le Knesset.  Le monastère est construit au xie siècle, sous le règne du roi Bagrat IV par le Géorgien Georges-Prokhore de Chavcheti. Il est raconté que le site est consacré depuis le ive siècle sous l’instruction de l’empereur romain Constantin le Grand, qui donna ce site plus tard au roi géorgien Mirvan III d’Ibérie après la conversion de son pays au Christianisme en 327 La légende raconte que le monastère est érigé sur le site de sépulture de la tête d’Adam (même si deux autres locations à Jérusalem prétendent également à cet honneur), d’où grandit l’arbre dont le bois sera utilisé pour faire la croix sur laquelle le Christ sera crucifié. Le monastère est actuellement occupé par des moines du Patriarcat orthodoxe de Jérusalem. Les restes du monastère de la période croisée forment une petite partie du complexe actuel, dont la majorité est bien moins vieille et a été en considérable rénovation ou reconstruction. La section croisée abrite une église, incluant une grotte où une fenêtre au sol donne une vue sur l’endroit où l’arbre de la Croix aurait grandi. Les restes du ive siècle sont rares et le plus important de ces restes est un fragment de mosaïque. Le principal complexe abrite les quartiers d’habitation, mais aussi un musée et une boutique de souvenirs.
Une fresque du célèbre poète géorgien Chota Roustaveli sur une colonne au-dedans de l’église a été défigurée en juin 2004 par des vandales inconnus. Le visage et une partie de l’inscription adjacente ont été effacés. La Géorgie se plaint officiellement à Israël après l’incident. Des incidents similaires se sont produits dans le monastère dans les années 1970 et 1980. Les inscriptions géorgiennes avaient été effacées et remplacées par des grecques. Par exemple, sur une photo datant de 1901 du Conseil des Archanges, on peut voir des inscriptions géorgiennes mais sur une photo de 1960, les inscriptions sont en grec ; après le nettoyage de la peinture, les inscriptions géorgiennes sont à nouveau visibles. À plusieurs endroits (notamment les représentations de saint Luc et saint Prokhore), le contours des lettres géorgiennes est clairement vu sous les inscriptions grecques actuelles.

 

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